Le programme Est Congo financé sur l'enveloppe non programmable B, est mis en œuvre par les conventions de financement 9 ACP ZR 017 et 9 ACP RCE 016 pour un montant global de 75 millions d'euros.
Ce programme met en œuvre la stratégie LRRD (Linking Relief, Rehabilitation and Development) de l'Union européenne. La stratégie LRRD est l'instrument par lequel l'Union européenne appuie la République démocratique du Congo...
Dans le cadre des efforts qu'il consent pour restaurer la paix dans l'Est de la République démocratique du Congo, le gouvernement a initié « un programme de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés ». Pour la mise en œuvre de cet ambitieux programme, il a sollicité le concours de la communauté internationale, notamment la Commission européenne.
L'objectif de ce programme, qui vise à accélérer le processus de relance économique est de : (i) stabiliser l'Est du Congo en améliorant l'environnement sécuritaire ; (ii) de restaurer l'autorité de l'Etat dans les zones autrefois contrôlées par les groupes armés et enfin ; (iii) de faciliter le retour et la réintégration des personnes déplacées et réfugiées. Les zones d'intervention couvrent les districts du Haut et du Bas Uélé, l'Ituri pour la Province Orientale, le Nord et le Sud Kivu, le Maniema et le Tanganyika (Katanga).
Les actions post-conflit que mène l'Union européenne dans le cadre de sa stratégie LRRD (Linking Relief, Rehabilitation and Development) constituent une contribution non négligeable à la mise en œuvre de cet ambitieux programme.
C'est ainsi que les documents de programmation du 9e et du 10e Fonds européen de développement prévoient des interventions à travers l'enveloppe non programmable, dite enveloppe B, par la mobilisation d'importants moyens financiers qui sont orientés vers des secteurs tels que :
(i) la relance économique en milieu rural et urbain, avec des actions de réhabilitations d'infrastructures de voiries et routières de base,
(ii) la reconstruction d'un Etat de droit dans les zones fragilisées par les conflits, notamment par la facilitation du passage de l'appui d'urgence du secteur de la justice à une action permettant son intégration dans le cadre de la réforme actuellement en cours,
(iii) la santé avec l'approvisionnement en médicaments génériques essentiels et le redéploiement de services de santé.