Gouvernance

La notion de gouvernance apparaît dans l’ensemble des documents de stratégie. Elle est souvent présentée comme un défi à relever, comme une solution qui permettrait d’améliorer, à la fois, l’impact des politiques publiques de développement et la situation économique, sociale, politique et environnementale des pays du Sud. La gouvernance est désormais au cœur des politiques de coopération au développement et appelle la quasi-totalité des acteurs institutionnels et non gouvernementaux à s’y engager.

En RDC, la réforme du secteur public, ou même sa refonte sur des principes sains de bonne gouvernance et de transparence, sont des aspects prioritaires, car le pays émerge d’un long conflit qui a considérablement affaibli les administrations et détruit les infrastructures institutionnelles, sociales et économiques.

Les fondations constitutionnelles d’une nouvelle république étant actuellement posées, la RDC est à présent confrontée aux défis de la restauration de la bonne gouvernance et de la reconstruction matérielle.

De ce fait, l’alignement des activités déployées par différents programmes du secteur de la gouvernance s’inscrit, sur le double plan politique et économique, dans la dynamique d’une démocratie consolidée et d’une économie stable à forte croissance inclusive, durable, compétitive et intégrée.

Le changement de visage de l’ordre juridique congolais vise la réforme de la justice, spécifiquement, à terme, un arsenal légal moderne, harmonisé, sécurisant pour les affaires et plus sensible aux droits de l’homme ainsi qu’un service public de justice garantissant l’accès à tous les citoyens.

De plus, la consolidation institutionnelle, la contenance des défis sécuritaires ont ouvert la voie à une nouvelle dynamique progressive vers des actions de développement soutenues. Les stratégies de mises en œuvre des programmes et projets reposent, ces quatre dernières années, sur l’appui des acteurs institutionnels clés et répondent concrètement aux défis du volet gouvernance en matière d’infrastructures, de renforcement technique et matériel au profit des institutions bénéficiaires.

La tenue des états généraux de la Justice a constitué un cadre fédérateur légitime qui a permis aux acteurs majeurs du secteur d’adresser les problématiques essentielles visant une gouvernance judiciaire améliorée.

Dans le cadre du renforcement de la Justice à l’Est la priorité est mise sur la capitalisation des acquis, de même que la diffusion des connaissances et des expériences.

Enfin, il est ressorti des orientations stratégiques dégagées, à l’occasion des réunions statutaires, que les perspectives doivent désormais être orientées vers la capitalisation et la pérennisation des acquis des projets et programmes.